A Quoi Ressemble la Vie d’Eglise Organique Authentique? (première partie)

Certains se sont plusieurs fois poser la question de savoir à quoi ressemblait les réunions d’église au 1er  siècle. Je répondrai en disant qu’elles étaient simplement naturelles, et vibrantes. Ce témoignage tiré du blog de mon ami Frank Viola (www.frankviola.org) nous donne une vue nette de cela. Ce qui suit est la partie un. Vous êtes tous encouragés à souscrire au blog afin d’être avertis des autres publications.

Agréable lecture et rendez-vous pour les parties 2 et 3. 🙂

J’ai intitulé ce courrier « la vie d’église organique authentique» simplement parce que le mot église organique est  en vogue en ce moment, et est identifié à toutes sortes de différents types de formats d’églises, certaines d’elles étant très non-organiques de leur nature.

Noter qu’une église organique authentique est vraiment missionnaire dans le sens qu’elle a été prise d’une vision révolutionnaire de la Grande Mission de Dieu, qui est Son But Éternel. Et ce but va bien au delà des portés de salut et de rédemption.

Jai été élevé dans une maison chrétienne et  fréquentais  l’église chaque fois que les portes étaient ouvertes. Je savais comment vivre et me conduire comme un chrétien devrait le faire. Vous pourriez dire que j’étais le bon exemple. Plus tard à l’école secondaire et tôt a l’université, j’ai rencontré certains chrétiens qui ont allumé une passion en moi laquelle je n’ai su était possible. Je voyais leur passion de connaitre Christ dans des voies profondes, et plus que cela, ils semblaient réellement connaitre Christ beaucoup plus profondément que moi.

En les fréquentant, je découvrais que ma foi et ma connaissance à moi de Christ étaient très superficielles. Vous voyez, je réalisais que bien que j’aimais aller à l’église pour être avec ma famille et mes amis, je voyais en réalité l’église comme une obligation  à endurer afin de traîner avec eux avant et après l’école du dimanche, les cultes, ou les réunions du groupe de jeunes.

Je suivais sermon après sermon dans l’espérance que ça finirait tôt afin que nous allions au restaurant par la suite. Quelques minutes après les sermons je ne me rappellerais plus de ce qui était dit. J’avais déjà entendu que j’avais besoin d’aller à l’église d’avantage, j’avais besoin de payer  ma dîme d’avantage, j’avais besoin de lire ma Bible d’avantage, et j’avais besoin de témoigner d’avantage. Ce n’était pas le cas jusqu’à ce que je rencontrai ces autres chrétiens pour réaliser que toutes les précédentes églises dont j’étais membre n’avaient pas satisfait ma soif pour Jésus. Ils me donnaient des lois et des règlements au lieu de quelque chose qui donnait la vie. Au lieu de grandir en Christ, je mourais sur la vigne, remplis de peur, de honte, et d’insuffisance. Je n’aimais pas véritablement parler au  sujet du Seigneur. Je n’avais pas la hardiesse de partager Jésus avec  les non-croyants. Je me demandais moi-même : si j’étais ce bon chrétien comme je pensais que je l’étais, pourquoi est-ce que jusques à présent je me sens en dessous de la courbe ?

Le plus j’étais avec ces croyants, le plus je voulais connaître Christ comme ils le faisaient. J’étais attiré vers Christ comme une mite vers un lampadaire. Je commençais graduellement à passer plus de temps avec eux et commençais à participer à leurs rencontres. Leurs rencontres étaient libres et ouvertes. Il n’y avait aucune liturgie. Il n’y avait aucun clergé. Ils n’en avaient pas besoin en tous cas. Il y avait beaucoup de croyants qui avaient rencontré le Seigneur et qui avaient des choses encourageantes à partager avec les autres.

Ils n’avaient pas besoin de quelqu’un pour leur donner la permission de parler. Ils n’avaient pas besoin de quelqu’un pour les enterrer de règles et d’obligations sans vie. Ils écrivaient beaucoup de leurs propres chants. Ils priaient ensemble, parlant à tour de rôle à Jésus sans avoir répété mais du cœur. Ils se rassemblaient  comme si Jésus était présentement dans la pièce. Ils se traitaient les uns les autres comme une famille dont les membres s’aimaient.

Juste  après un petit moment, je réalisais que cette expression organique de Christ était exactement ce qui manquait de ma propre expérience. Je commençais à avoir très envie de me rassembler avec ces croyants. J’irais à leurs rencontres et voir un Seigneur plus grand que seulement quelqu’un qui est mort pour mes péchés. Je le verrais dans des voies plus profondes.

Je n’étais plus dorénavant satisfait du fait d’assister à une performance. Dans cette rencontre organique, je commençais à vouloir partager avec mes frères et sœurs ce que j’avais vu du Seigneur. Au lieu d’être passif, je pensais maintenant qu’il était facile de fonctionner et contribuer. Chacune de nos rencontres était libre d’être différente. Parfois nous chantions pendant des heures. Parfois les croyants étaient plein à craquer de partager ce que le Seigneur avait fait dans leurs vies au cours de cette semaine là. Parfois nous révérions la grandeur du Seigneur dans le silence. Personne n’avait besoin de nous dire de faire ces choses. L’Esprit agissait dans ces voies et ces choses arrivaient simplement spontanément. Nous mangions souvent ensemble comme une famille.

Parfois nous partagions les Ecritures les uns avec les autres. A d’autres moments nous jouons des scènes et des histoires de la Bible qui jetaient la lumière sur Christ. Nous nous rencontrions tout au long de la semaine. Dans les matinées les frères trouveraient un ou deux frères, et les sœurs aussi le feraient avec d’autres sœurs. Et nous rechercherions le Seigneur dans la prière et contemplerions les Ecritures ensemble. Nous commencerions notre journée avec Christ. En soirées, certains des frères ouvriraient leurs maisons et partageraient Christ autour du dîner. Nous avions des rencontres entre frères et sœurs où nous déciderions collectivement sur des questions relatives à l’église. Et nous partagerions les responsabilités pour prendre soin les uns des autres.

S’il n’y avait pas de besoins pressants, nous chanterions simplement au Seigneur et chercherions Sa présence ensemble. S’il y avait un membre dans le besoin, nous penserions aux moyens de les aider. Parfois nous planifierions simplement des moyens de bénir chacun  pour le plaisir de le faire. Parfois les personnes célibataires feraient du baby-sitting pour  les parents et leur donneraient ainsi une nuit dehors à la ville. Parfois quand un des frères ou sœurs voyageait, toute l’église se montrerait à l’aéroport  pour le saluer. Et nous aurions une rencontre d’église dans l’aéroport.

Il y avait toujours quelque chose qui se passait où vous pourriez partager Christ et aimer le Seigneur ensemble. Nous aurions aussi des moments de sorties spontanées vers les perdus. En tous ce que nous faisions, l’Esprit était libre d’agir et de changer la direction de l’événement. Quand nous venions ensemble, je voyais un Christ glorifié et magnifié. Nous faisions constamment de nouvelles découvertes en Lui. Chaque fois que je le voyais d’une nouvelle manière, je voulais en voir plus.

Le sentiment de péché, de honte, et d’indignité s’en était allé. J’avais une passion de connaître Christ de manière plus profonde. J’avais fini avec mourir sur la vigne. J’ai maintenant vue la liberté que les chrétiens peuvent avoir réellement en se rencontrant ensemble organiquement, tout comme l’église primitive le faisait.

(Consultant en business et marketing international)

Extrait du Livre Reimagining Church (Reimaginer l’Eglise) de l’auteur et prédicateur Frank Viola, l’Introduction.

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Qu’est-ce qui fait un véritable ami? 5 Caractéristiques

Salut à tous!

Il y a quelques mois, j’ai été énormément encouragé par un article de l’un de mes auteurs favoris Frank viola, traitant de l’amitié. Nous avons tous des liens d’amitiés, ce qui est d’ailleurs important dans la vie de tout un chacun. J’ai la certitude que cet article fera du bien à plusieurs personnes. Je vous invite donc à le lire et même à le republier sur votre mur Facebook. Votre retrouverez par ailleurs la version anglaise sur le blog de Frank lui-même: http://www.frankviola.org

Bonne lecture a tous!

 

« L’amitié est le confort inexprimable de se sentir en sécurité avec une personne, n’ayant ni besoin de peser les pensées ou de mesurer les mots. »

~ George Eliot

Permettez-moi d’abord de dire que l’amitié est primordiale pour moi. Je chéris mes amis, et je suis toujours ouvert à Dieu de nouer de nouvelles amitiés dans ma vie. Pour moi, l’amitié est une des choses les plus précieux dans la vie.

Je ne peux pas le prouver, mais j’ai une notion que je n’ai pas encore rencontré les gens qui finiront par être certains de mes amis les plus proches.

 Jésus a dit une fois à Ses disciples:

 «Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ne sait point ce que son maître fait ;  mais je vous ai appelés mes amis, parce que je vous ai fait connaitre tout ce que j’ai oui de mon Père» (Jean 15:15).

 Qu’est-ce qui fait donc un véritable ami?

 Selon Aristote, il y a trois sortes d’amitiés: les amitiés d’utilité, les amitiés de plaisir, et les amitiés du bon. Je pense que ces catégories marchent, mais je vais mettre les idées d’Aristote dans mon langage à moi.

 Trois Types d’Amitiés

 1-      Les Amitiés d’utilité: J’ai des amis dont je n’entends jamais sauf quand ils besoin de quelque chose. Habituellement, c’est une fois par an. Je reçois un mail de leur part me demandant d’approuver ou promouvoir leur nouveau livre. C’est à peu près aussi profond que ça se passe. Ce sont des « amis d’utilité. » Je l’admets, je trouve parfois ces demandes annuelles irritantes vue que j’aimerais être bons amis avec certaines de ces personnes. Mais les choses sont ce qu’elles sont. Les partenaires d’affaires, les collègues au travail, des camarades de classe entrent souvent dans cette catégorie.

 2-      Les Amitiés d’Intérêt Mutuel: Le point focal de ce genre d’amitié est un type particulier de plaisir partagé. Pensez copains de pêche, ou copains d’exercice, ou copains de golf. Vous et votre ami partagez un intérêt ou un plaisir commun, et c’est là que votre amitié est enracinée. Si vous perdez l’intérêt de ce plaisir commun, l’amitié se termine.

 3-      Les Amitiés de Vertu. La colle qui maintient ce genre d’amitié est le respect mutuel que vous avez l’un pour l’autre. Ce respect peut même s’élever à l’admiration. Vous vous valorisez l’un et l’autre comme des personnes, et vous appréciez la compagnie de l’autre. Vous êtes leur ami, non pas pour la façon dont ils peuvent vous bénéficiez ou comment ils peuvent vous apporter du plaisir, mais tout simplement parce que vous les aimez. Il s’agit de la forme la plus élevée de l’amitié.

 En allant au-delà des trois catégories d’Aristote, il y a une quatrième sorte d’amitié. C’est ce que j’appelle une amitié « proche ». D’autres utiliseront le mot amitié « vrai » pour le décrire. Bien que je ne pense pas que les espèces d’amitiés énumérées ci-dessus sont «fausses». Non pas toutes les amitiés de vertu sont des amitiés proches. Mais toutes les amitiés proches sont aussi des amitiés de vertu.

 Cinq Caractéristiques d’un Ami Proche (Vrai)

 1-      Un ami proche se réjouit dans vos joies et est chagriné dans vos douleurs. Un véritable ami n’est pas seulement sympathique, il est empathique. Ils partagent vos sentiments, pleurant avec vous quand vous pleurez et se réjouissant avec vous lorsque vous vous réjouissez.

 2-      Un ami proche ne cessera point d’être votre ami si vous êtes en désaccord. Les amitiés sont éprouvées quand il y a un désaccord. Mais les vrais amis ne se retirent pas à cause de cela. Ils peuvent vous dire ce qu’ils pensent que vous devez entendre et vice-versa. Mais ils vont le faire de telle manière où vous puissiez le recevoir. La raison en est que vous savez qu’ils vous aiment inconditionnellement plus qu’ils n’aiment leurs points de vue.

  3-      Un ami proche reste en contact régulier avec vous. Il y a des personnes avec qui je suis  amis et qui me contactent de temps à autre et vice versa. Mais un ami proche lui ne fera pas ceci. Les amis proches communiquent assez régulièrement.

 4-      Un ami proche est quelqu’un en qui vous avez implicitement confiance.  Ils ont mérité votre confiance. Par conséquent, vous ne doutez pas qu’ils aient votre dos. Et vous ne craignez pas qu’ils vous poignarderaient dans le dos. Vous avez assez confiance en eux pour vous confier à eux sur des questions très privées et confidentielles. L’amitié vrai apporte avec elle le dévoilement (Jean 15:15).

 5-      Un ami proche sera à vos côtés, vous défendra, même prendra une balle pour vous lorsque vous êtes attaqué. A mon avis, c’est peut-être la plus grande mesure de l’amitié ou l’une des « épreuves » de fond. La posture d’un véritable ami est, « Si vous blessez mon ami, vous m’avez fait mal. » Ce n’est jamais «Eh bien, cette personne n’a jamais rien fait pour me blesser, donc ce n’est pas mon problème. » Cette attitude est ce qui sépare les chèvres du mouton noir.  Les vrais amis se tiennent debout avec et pour l’un et l’autre.

 Comme Frank le fit sur son blog, je voudrais également conclure ce post en posant à tous les lecteurs une question:

Parlez-nous d’une amitié proche que vous avez forgée récemment – dans les cinq dernières années. Comment avez-vous rencontré votre nouvel ami, et comment l’amitié a-t-elle décollé?

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Pourquoi l’Eglise Organique N’est Pas Exactement Un Mouvement

« Si la force motrice de tout mouvement ou phénomène n’est pas Jésus-Christ, nous construisons des châteaux dans l’air ».  Une réponse à « Vive l’Eglise organique. » Par Frank Viola, http://www.frankviola.org  

Les mots sont de drôles de choses. Parfois, un mot peut se retrouver dans de l’eau potable d’une sous-culture et se transformer en argile. Un mot devient argile quand il perd sa signification universelle et devient moulé et façonné pour signifier différentes choses pour différentes personnes.

Entre en scène l’expression église organique.

L’Église organique, ou «expression organique de l’Église», ou «la vie de l’église organique» sont des termes qui ont une dette envers un homme qui est rarement mentionné dans ces discussions – l’auteur  et enseignant Britannique T. Austin Sparks. Pour autant que je sache, il est la première personne à utiliser ce terme, et il l’a utilisé souvent.

Quand T. Austin Sparks employait le mot organique pour se référer à l’église, il ne parlait pas d’un système, d’une méthode, d’une technique, ou même d’un mouvement. Au lieu de cela, il parlait de l’expression particulière qu’une église prend quand elle vit selon sa nature donnée par Dieu comme un organisme vivant.

Notez ses paroles:

« La manière et la loi de Dieu de la plénitude est celle de la vie organique. Dans l’ordre divin, la vie produit son propre organisme, qu’il soit végétal, animal, humain ou spirituel. Ceci signifie que tout vient de l’intérieur. La fonction, l’ordre et les fruits proviennent de cette loi de la vie intérieure. C’est uniquement sur ce principe que ce que nous avons dans le Nouveau Testament a vu le jour. Le Christianisme Organisée a entièrement inversé cet ordre. »

Prenant mon signal de Sparks, je me suis servi des termes église organique et expression organique de l’Église depuis 1993.

Pour Sparks, moi et bien d’autres, église organique se réfère à un corps de croyants qui apprennent à vivre par la vie intérieur de Christ ensemble. Et de ce vécu, l’église prend une certaine expression. Cette expression est marquée par certaines des caractéristiques suivantes: le fonctionnement de tous les membres du corps, la centralité et la suprématie de Jésus-Christ, la prise de décision consensuelle, les rassemblements à participation ouverte, et le passage à travers des saisons (c’est à dire que l’Eglise n’est pas enchaîné à un rituel, mais bouge selon la saison où elle se retrouve).

Aujourd’hui, l’expression église organique est en vogue, mais elle a été convertie en argile.

Certains la moulent comme une méthode d’église pour gagner des âmes et changer le monde pour Christ, un sentiment qui nous ramène à D.L. Moody et J.R. Mott. Ces défenseurs voient l’église comme une plateforme pour gagner des âmes. Sa mission principale est l’évangélisation du monde.

D’autres la moulent comme un synonyme de l’église de maison. Une église de maison est tout simplement un groupe de chrétiens qui se réunit dans une maison pour leur culte d’ensemble. Cela peut prendre de nombreuses formes et expressions. Les églises de maison peuvent varier de cultes institutionnels dans un salon avec des bancs solidement fixés au plancher, à des études bibliques glorifiées, les souper-fêtes, des clubs « bénis-moi », des communautés chrétiennes en bonne santé, ou des cultes de premier ordre.

Comme je l’ai souvent dit, se réunir dans une maison ne fait pas de vous une église tout comme  s’asseoir dans un magasin de beignet ne fais de vous un agent de police (aucune offense aux policiers ; La plus grande partie de ma famille est dans le maintien du respect de la loi). Il n’y a rien de magique à se réunir dans une maison. Et le salon, bien qu’il soit un grand lieu de rassemblement, ne devrait jamais être la passion du Chrétien.

Par conséquent, ceux qui sont considérés comme des voix de ce que certains appellent le mouvement d’église organique ne s’accordent pas sur ce qu’est l’église, ni comment elle s’exprime sur la terre. Ni ne voient-ils du même œil l’intention ultime de Dieu.

Cela dit, l’église organique n’est pas un monolithe, et par conséquent, il ne peut à juste titre être appelé un mouvement.

Je crois qu’il serait plus exact de dire qu’il ya un phénomène aujourd’hui où de nombreux chrétiens quittent les formes institutionnelles de l’église  pour explorer des formes non traditionnelles de l’église dans la poursuite d’une communauté authentique de vie-partagée.

Je m’assemble dans des expressions organiques de l’église (telle que définie ci-dessus) depuis les 21 dernières années. Et d’après mes observations, la plupart des personnes qui quittent la forme institutionnelle de l’Église actuellement la quittent parce qu’ils suivent un instinct spirituel. Ils disent et pensent: « Il doit y avoir plus à Jésus-Christ et à son corps que cela. » Ou, comme Reggie McNeal a dit une fois, «Un nombre croissant de personnes quitte l’église institutionnelle pour une nouvelle raison. Ils ne partent pas parce qu’ils ont perdu leur foi. Ils quittent l’église pour préserver leur foi.»

Certains appellent cela une action de Dieu. D’autres y voient un départ de la volonté de Dieu (pour eux, laisser la forme institutionnelle de l’église signifie quitter l’église elle-même). Et bien sûr, d’autres appellent cela un mouvement.

Néanmoins, voici quelques observations concernant la pulsion d’expérimenter la vie de l’église organique. Notez que c’est la façon dont le terrain est de ma colline. Je regarde le dos des rochers tandis que d’autres peuvent voir leurs façades:

1. Le retour à des formes plus organiques de l’église (l’église comme un organisme plutôt que l’église comme une institution) n’a rien de nouveau. Les États-Unis ont déjà eu deux de ces phénomènes. L’un est survenu à la fin des années 60 et au début des années 70. Beaucoup de jeunes en Amérique venaient à Christ et trouvaient une communauté authentique. Il a ensuite été pris en otage par un mouvement autoritaire qui l’étouffa et le tua. L’autre a eu lieu à la fin des années 80 et au début des années 90.

2. L’impulsion pour revenir à la vie de l’église organique s’est passée historiquement à d’autres époques et lieux. Vous pouvez la trouver parmi les Réformateurs Radicaux, les Anabaptistes en particulier. Cela avait un très beau commencement à Plymouth, en Angleterre, avec ce qui fut connu plus tard sous le nom des Frères de Plymouth, et encore plus tard en Chine parmi ceux qui ont été marqués comme le Petit Troupeau. (Chacun finissait dans un endroit différent de celui où ils avaient commencé, mais c’est un autre débat.)

3. Tous les courants ci-dessus de la foi chrétienne ne cherchaient pas à changer le monde. Ce n’était pas leur motivation première. Ils se sont plutôt eux-mêmes consacrés à plaire au Seigneur et à Lui faire une maison sur cette terre. Ils cherchaient à revenir à la centralité de Jésus Christ et à l’expérience vivante de Son corps. Suite à cela, certains d’entre eux ont eu une influence profonde sur leurs sociétés environnantes. Mais ce n’était pas leur but.

4. La mentalité de mouvement semble toujours s’infiltrer dans n’importe quelle action authentique de Dieu. Je définis mouvement ici comme l’idée que grand est mieux et que les nombres signifient succès. Historiquement, l’église de Jésus-Christ traverse des saisons. Certaines de ces saisons sont marquées par des réveils où de nombreuses âmes sont introduites dans le royaume de Dieu. Dans ces moments, il est presque sans effort d’amener les gens à Christ. Mais alors que les réveils produisent une croissance numérique, ils ne produisent pas de profondeur. Nous sommes sages d’observer que Paul a planté environ 13 églises dans sa vie. L’apôtre était beaucoup plus préoccupé à bâtir – « de l’or, de l’argent et de pierre précieuse « –  de qualité  qu’il ne l’était avec amasser de grands nombres (voir 1 Cor. 3).

5. Historiquement, les mouvements deviennent des monuments (ou ils déraillent) lorsque Jésus-Christ n’est pas avant et au centre, le cœur battant et le fondement. Lorsque quelque chose d’autre – même une bonne chose comme essayer de changer le monde, sauver des âmes, ou multiplier des églises – remplace la poursuite de Christ, nous perdons notre chemin.

Tout compte fait: Il ya un phénomène qui se passe aujourd’hui. Peut-être une action de l’Esprit de Dieu (?). Mais ce n’est rien de nouveau. C’est simplement une répétition des courants passés. Ce qui va déterminer son succès, sa longévité et sa qualité n’est pas une technique ou une méthode humaine. Le tranchant doit être Jésus-Christ comme le seul fondement, la centralité et la suprématie. Je suis tout à fait conscient que pratiquement chaque chrétien prétend bulbeusement que Jésus est le centre de ce qu’ils font. Mais écoutez attentivement le discours, et vous découvrirez si c’est Christ ou quelque chose d’autre qui est mis en avant et encouragé.

Tant de choses peuvent remplacer notre Seigneur. Mais le dessein éternel de Dieu — lequel a été dans Son cœur depuis bien avant les temps — ne s’accomplira jamais si notre premier hochet hors de la boîte est une nouvelle façon de faire l’église, une méthode pour multiplier des églises ou une technique pour changer le monde. Le dessein de Dieu ne sera rétabli que si nous faisons aveuglément et singulièrement de Christ notre quête, notre vie et notre motivation. Tout le reste coulera de cela.

Une question pour toi, cher lecteur et lectrice: L’Afrique de l’ouest ou l’Afrique en générale aurait-elle expérimentée de tels phénomènes dans le passé? Merci de faire part de ta connaisance des faits. 

 

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L’église organique : Quelques points de repères doctrinaux

Salut a tous!

Êtes curieux de savoir de quoi il s’agit quand on  parle d‘église organique? Bien, mon ami Gil a publié de nombreux articles sur le sujet et je vous invite à les lire à commencer sur celui qui suit. Soyez tous comblé de la grâce du Seigneur Jésus. Amen

L’église organique : Quelques points de repères doctrinaux.

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Êtes-Vous Dans Le Désert?

Ce article est de l’auteur et conférencier Frank Viola, extrait du livre  De l’Éternité A Ici (From Eternity To Here). Le livre contient toute une section qui traite les quatre habitats du chrétien: l’Egypte, la Babylone, le désert, et Jérusalem. Vous pouvez également visiter son blog http://www.frankviola.org    Bonne Lecture à tous!

 

Tant de chrétiens que je rencontre aujourd’hui, que ce soit en personne, sur les réseaux sociaux ou par e-mails, me disent qu’ils vivent dans un désert spirituel. Ils se sentent seuls, isolés spirituellement, et ils n’ont pas beaucoup d’amis chrétiens avec qui expérimenter un partage riche et complet en Christ.

Certains d’entre eux fréquentent une église le Dimanche matin, et pourtant, ils vivent dans le désert et ils le savent.

Certains ont tout à fait renoncé à la forme traditionnelle de l’église. Et ils sont véritablement à la recherche d’une expression de l’église qui offre une communauté authentique centrée sur Jésus Christ. Mais ils ne peuvent pas trouver une telle expression dans leur ville.

Tous ces gens-ci aiment le Seigneur et ils aiment le Corps du Christ, mais ils se sentent bien seuls. Et spirituellement, ils sont secs et vides.

En un mot, ils expérimentent le désert.

En regardant les images de l’Ancien Testament, Canaan était le but de Dieu pour Son peuple. Jérusalem était y était, et c’est là que la maison de Dieu devait être construite.

Cependant, le peuple de Dieu devait passer par le désert pour aller de l’Egypte à Canaan. Ils devaient également traverser le désert pour se rendre de Babylone à Canaan. Le désert est donc une exigence divine. Mais c’est un détour, ce n’est pas une habitation. Combien de temps vous y passez là bas est une décision qui vous est surtout propre.

Permettez-moi de démêler cela un peu.

Après que les enfants d’Israël aient quitté la ville de trésor de l’Egypte, ils se rendaient rapidement au mont Horeb. Ils erraient ensuite dans le désert pendant quarante longues années. Pourquoi? A cause de leur incrédulité (Hébreux 3:15-19; 4:1-11).

Le voyage aurait duré onze jours seulement (Deut. 1:2).

Le désert est temporaire, sauf si vous choisissez d’y construire une maison. Dieu finira par frayer un chemin de sortir du désert. Mais quand ce jour viendra, votre foi sera éprouvée. Quitter le désert peut venir à un prix scandaleusement élevées. C’est pour cette raison que beaucoup ne le quitte pas.

Je crois fermement que les quartiers d’habitation de Dieu ne peuvent être construits dans le désert. Tout ce qui arrive dans le désert est temporaire. Le but de Dieu est la Terre Promise. (Je parle spirituellement … L’Egypte, la Babylone, le Désert, et Canaan sont toutes des ombres qui pointent vers des réalités spirituelles pour le chrétien.)

Certes, le tabernacle de Moïse a été construit dans le désert. Mais c’était une tente mobile. Il était très temporel, et il était dirigé vers Canaan pour trouver le repos permanent.

Je voudrais faire maintenant quelques observations au sujet du désert. S’il vous arrive de vivre là bas en ce moment même, j’espère que cet article vous sera d’une utilité.

Premièrement, Dieu prendra toujours soin de Son peuple dans le désert.

Il leur fournira Christ, bien que ce ne soit pas leur habitat naturel. Cependant, le Christ qui vous est donné dans le désert n’est pas suffisant pour répondre à tous vos besoins spirituels. Laissez-moi vous expliquer.

Quand le peuple de Dieu habita dans le désert après la sortie d’Egypte, Dieu leur avait donné de l’eau d’un rocher et le pain du ciel. Le pain a été appelé « la manne. » C’était une image de Jésus-Christ, notre nourriture spirituelle (Jean 6:31-35, 49-51; 1 Cor 10:1-4).

Toutefois, il n’a pas fallu longtemps à Israël de se lasser de la manne. De la même manière, vous et moi finiront par nous lasser du Seigneur qui nous est donnée dans le désert. Et comme Israël, nous seront tenté de murmurer contre lui.

Il n’y a qu’un seul type de nourriture donnée dans le désert. Et ce n’est pas suffisant pour le long voyage. La manne est conçue afin de nous mener vous et moi à travers l’expérience du désert. Mais nous ne pouvons pas vivre de cela au-delà de ce point.

En revanche, au pays de Canaan, la plénitude et la surabondance de la terre sont entièrement à notre disposition. Quand nous vivons sur le chantier, les produits de la riche et bonne terre deviennent les nôtres pour en jouir. Et ces produits sont inépuisables.

Deuxièmement, si vous demeurez dans le désert, vous finirez par mourir.

Quitter les faux habitats de l’Egypte et de la Babylone n’est pas suffisant. Si vous ne quittez pas le désert, vos os blanchiront dans le désert.

Dieu mène toujours son peuple dehors afin qu’il puisse les mener dedans.

Vous pouvez graver cela dans une pierre.

Il nous a fait sortir de là, pour nous faire entrer au pays duquel il avait juré à nos pères de nous le donner. (Deutéronome 6:23 Version Martin 1855)

Troisièmement, le désert n’a qu’un seul but: de nous faire passer au crible, de nous réduire, et de nous dépouiller au Christ seul.

Ceux d’entre nous qui ont quitté l’Egypte et la Babylone ont besoin d’être vidé de beaucoup de bagages religieux. L’expérience du désert est conçue pour faire exactement cela. C’est le lieu de la désintoxication religieuse.

 Considérez Jean-Baptiste. Il prêchait dans le désert. Ceux qui désiraient entendre son message devait aller dans le désert pour l’entendre. Pendant l’époque de Jean, Dieu en avait fini avec le judaïsme. Il en avait fini avec la vieille outre. Le Seigneur suscita Jean-Baptiste pour appeler les gens or du judaïsme, la religion organisée en ce temps.

Ceux qui suivaient Jean dans le désert ont été dépouillés de tout ce que le judaïsme ancien avait à offrir. Ils laissaient tomber la religiosité de ce système et en venaient à la base zéro. D’où Jésus-Christ obtenait Ses disciples? La plupart d’entre eux étaient des disciples de Jean le Baptiste.

Par conséquent, ils avaient une expérience du désert qui les amenaient à la base zéro. Cette expérience les a amena à une « situation de rien. » En comparaison avec les Pharisiens, les Sadducéens et les scribes, ils étaient des ardoises propres afin que le Seigneur Jésus puisse y écrire. Ils étaient des outres vides afin que le Seigneur puisse y verser Son vin nouveau. Jean-Baptiste les dépouillait de l’ancien, et Jésus leur donnait le nouveau.

S’il vous plaît graver cela dans votre esprit: Nous ne pouvons pas recevoir le nouveau que nous ayons d’abord lâché l’ancien. Les vieilles outres ne corrigeons pas bien. Pour cette raison, Dieu ne s’est jamais intéresser à verser du vin nouveau dans de vieilles outres (Matthieu 9:16-17).

Outre les Douze, Paul de Tarse eu également une expérience du désert qui l’amena tout le long du chemin jusqu’à zéro. En fait, Paul a dû grimper un long chemin au dessus juste pour se retrouver en bas.

Peu de temps après la conversion de Paul d’avoir été un raciste, sectaire, arrogant, bigot, pharisien très religieux à un disciple du Seigneur Jésus-Christ, Dieu le conduisit à un désert d’Arabie pendant trois ans (Gal. 1:17-18). Que faisait-il là-bas? Détoxiquer.

Sans aucun doute, il permettait à des années de religiosité humaine de s’écouler hors de ses veines. Tout ce que Paul connaissait comme un pharisien zélé saignait hors de lui dans le désert. Paul était au-delà d’être réformé. Il a dû subir une lobotomie spirituelle. Et c’est cela la raison du désert.

Dans cette expérience du désert, Dieu est venu à Paul d’une manière qu’il n’avait jamais connu auparavant. Il est venu à lui dans « la face de Jésus-Christ» (Galates 1:11-12; 2 Corinthiens 4:6). Bien que Paul ait reçu son évangile par une révélation divine dans le désert, cette révélation était limitée. Il a fallu cinq ans de vie dans le juste habitat, dans une ekklesia à Antioche, en Syrie, pour qu’il apprenne la plénitude du Christ.

Ainsi Paul a été débranché dans le désert. Il a été souverainement dépouillé jusqu’à la base zéro. Cette expérience était nécessaire pour le ministère apostolique de Paul. Car pour qu’il soit lui un dispensateur du vin nouveau, il devait être vidé de l’ancien.

Quatrièmement, le désert est un symbole de nouveaux départs.

Après leur séjour de quarante ans dans le désert, Josué conduisit le peuple de Dieu à travers le Jourdain pour entrer dans la terre promise. A l’époque d’Osée, Dieu conduisit Israël à travers le désert pour courtiser la nation à lui-même (Osée 2:14). Après qu’Israël ait été en exil à Babylone, les prophètes parlaient de la préparation d’une voie dans le désert afin que le peuple de Dieu puisse rentrer chez eux.

 

Jean-Baptiste marquait un nouveau départ pour Israël en introduisant le peuple de Dieu à leur Messie tant attendu dans le désert. Et Paul de Tarse a commencé son ministère apostolique seulement après avoir passé du temps dans un désert d’Arabie.

Quitter le désert implique toujours un coût.

Nous avons une pulsion biologique pour la maison de Dieu. Nous avons un goût spirituel pour elle. Nous avons un soupir, un instinct biologique, si vous voulez, nous conduisant à notre destiné. Et nous ne pourrons jamais être satisfaits tant que nous prenons la décision, quel que soit le coût, de faire partie du travail de construction de Dieu.

Ce coût peut impliquer la perte d’amis. Cela peut signifier le harcèlement ou l’isolement des chefs religieux. Cela peut signifier des rumeurs vicieuses et laides, une calomnie, et un ragot. Cela peut signifier marcher sur les traces d’Abraham, qui quitta tout et se dirigea vers une ville qu’il ne pouvait pas voir.

Cela peut impliquer la vente de notre maison confortable et quitter notre poste actuel pour déménager dans une autre ville où il ya des pierres vivantes qui sont entrain d’être assemblés pour former la maison de Dieu. (J’ai déménagé dans le passé à cet effet. Et beaucoup de mes amis l’ont fais aussi.)

Cela peut impliquer une incompréhension grossière, une critique, et peut-être des problèmes plus délicats comme la persécution.

Sortons donc vers Lui hors du camp, en portant Son opprobre. Car nous n’avons point ici de cité permanente ; mais nous recherchons celle qui est à venir. (Hébreux 13:13-14)

Quelle est la vocation céleste de Dieu pour vous et pour moi? C’est de nous donner au dessein intemporelle de Dieu, de Le laisser nous construire ensemble avec d’autres de la façon dont Il a toujours voulu. Pour quelle raison? Afin qu’Il puisse avoir Sa maison sur cette terre. Les mots d’Esdras sont pertinents: Que la maison soit bâtit! (Esdras 6:3).

J’espère sincèrement que ce sera vrai dans votre propre vie.

Si vous vivez dans le désert en ce moment même, Dieu pourvoira à un moyen de sortir. Mais cela impliquera un prix. La question devant la maison est, êtes-vous prêt à le payer?

 

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« Ceux qui ne pe…

« Ceux qui ne peuvent se rappeler le passé sont condamnés à le répéter. »
George Santayana

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